Dans ce concert d’ouverture placé sous le signe de l’amitié franco-allemande, les musicien·ne·s des 5 Ensemble(s) partagent la scène avec les membres de l’ensemble berlinois Zafraan. Ce même concert sera repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin, prolongeant ainsi le dialogue initié au Théâtre L’Échangeur à Bagnolet, et ouvrant une voie à l’international pour le Festival Ensemble(s).
Ce concert Interferenzen croise les travaux d’artistes basés à Berlin et à Paris, et actifs sur les scènes musicales françaises et allemandes. Il inaugure deux créations mondiales d’Irini Amargianaki et Nicolas Mondon, à côté d’une création française de Michaela Catranis.
Avec Inside the veins of a petal, la compositrice américaine Michaela Catranis, installée à Berlin, propose une plongée dans l’énergie vitale du monde organique. Inspirée par un vers du poète Hafiz, l’œuvre évoque les réseaux invisibles qui irriguent la vie d’une plante. À l’image du xylème et du phloème transportant eau et lumière, les instruments s’entrelacent en une polyphonie foisonnante, animée de gestes amples et d’une énergie lumineuse. Les motifs se ramifient, se croisent et se répondent, dessinant une architecture sonore vivante, joyeuse et dynamique.
La création mondiale Between beauty and the beast there’s us, there’s always us de la compositrice grecque Irini Amargianaki, vivant à Berlin, prolonge cette réflexion en l’inscrivant dans une dimension sociale et symbolique. À travers l’opposition entre « beauté » et « monstruosité », l’œuvre interroge les mécanismes de distinction, d’exclusion et d’appartenance. Mais c’est surtout l’espace « entre » — ce « nous » collectif, mouvant et ambigu — qui devient le cœur du propos. Musicalement, cette tension se traduit par une répartition des rôles entre les instruments, faisant émerger des zones de rupture, de confrontation ou de réconciliation. Les frontières se déplacent, les identités se brouillent, révélant la complexité des relations humaines.
Enfin, la création mondiale du compositeur français Nicolas Mondon trouve son élan chez Édouard Glissant et son Traité du Tout-Monde :
« Les Jardins : La part secrète du poème, ce que le conteur se réserve de solitude et de grâce (…)
Les Sables : Le tournoi ivre des engageures du monde, où chacun chante en enchantant. Souffrance aussi de toutes les souffrances. Les Sables ne sont pas infertiles. Ils posent le silence dans tout ce bruit d’alentour. »
Les deux pôles du titre sont interprétables à loisir dans leur acception et dans leur relation entre eux et à la musique. Cette richesse simultanée des sens, que l’on ne souhaite ni épuiser ni trop expliciter, semble se prêter particulièrement aux circonstances de la composition, aux matériaux musicaux et sonores et à leur évolution dans cette pièce.
L’écriture se tisse entre figure et matière autant dans la composition des objets sonores, dans leur chimie orchestrale, que lors de la succession des sections. L’élaboration harmonique se fonde sur la résonance de timbres plus ou moins inharmoniques résultant des matériaux, instruments, préparations ou modes de jeux. Leur instabilité interne génère mouvements, battements, bruissements, gestes qui animent l’œuvre et la construisent. Un jeu de proportion constitue l’ossature fondamentale de la pièce formée de deux mouvements enchaînés comme autant de départs, comme des pas dont on ne sait s’ils avancent ou tournent en rond.
Nicolas Mondon
Jardins dans les Sables
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s) Paris / Berlin*
flûte, clarinette, tuba, 2 percussions, piano préparé,
violon, alto, violoncelle, contrebasse
Irini Amargianaki
between beauty and the beast there's us,
there's always us
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s) Paris / Berlin
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano préparé, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Michaela Catranis
Inside the veins of a petal
commande de l'Ensemble Zafraan
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, harpe,
violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Direction-
Léo Margue et Miguel Pérez Iñesta
Liam Mallett, flûte
Véronique Fèvre, clarinette
Martin Posegga, saxophone
Fanny Meteier, tuba
Ève Payeur, Sylvain Lemêtre, percussions
Vincent Leterme, piano
Aurélie Saraf, harpe
Emmanuelle Bernard, violon
Laurent Camatte, alto
Martin Smith, violoncelle
Beltane Ruiz Molina, contrebasse
Présentation- Anne Montaron
En prélude...
Nicolas Mondon
Cèngkok
Yumi Gosselin, flûte –Pôle Sup’ 93
Programme repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin
* Avec l’aide à l’écriture d’œuvre musicale originale
du ministère de la Culture
Dans ce concert d’ouverture placé sous le signe de l’amitié franco-allemande, les musicien·ne·s des 5 Ensemble(s) partagent la scène avec les membres de l’ensemble berlinois Zafraan. Ce même concert sera repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin, prolongeant ainsi le dialogue initié au Théâtre L’Échangeur à Bagnolet, et ouvrant une voie à l’international pour le Festival Ensemble(s).
Ce concert Interferenzen croise les travaux d’artistes basés à Berlin et à Paris, et actifs sur les scènes musicales françaises et allemandes. Il inaugure deux créations mondiales d’Irini Amargianaki et Nicolas Mondon, à côté d’une création française de Michaela Catranis.
Avec Inside the veins of a petal, la compositrice américaine Michaela Catranis, installée à Berlin, propose une plongée dans l’énergie vitale du monde organique. Inspirée par un vers du poète Hafiz, l’œuvre évoque les réseaux invisibles qui irriguent la vie d’une plante. À l’image du xylème et du phloème transportant eau et lumière, les instruments s’entrelacent en une polyphonie foisonnante, animée de gestes amples et d’une énergie lumineuse. Les motifs se ramifient, se croisent et se répondent, dessinant une architecture sonore vivante, joyeuse et dynamique.
La création mondiale Between beauty and the beast there’s us, there’s always us de la compositrice grecque Irini Amargianaki, vivant à Berlin, prolonge cette réflexion en l’inscrivant dans une dimension sociale et symbolique. À travers l’opposition entre « beauté » et « monstruosité », l’œuvre interroge les mécanismes de distinction, d’exclusion et d’appartenance. Mais c’est surtout l’espace « entre » — ce « nous » collectif, mouvant et ambigu — qui devient le cœur du propos. Musicalement, cette tension se traduit par une répartition des rôles entre les instruments, faisant émerger des zones de rupture, de confrontation ou de réconciliation. Les frontières se déplacent, les identités se brouillent, révélant la complexité des relations humaines.
Enfin, la création mondiale du compositeur français Nicolas Mondon trouve son élan chez Édouard Glissant et son Traité du Tout-Monde :
« Les Jardins : La part secrète du poème, ce que le conteur se réserve de solitude et de grâce (…)
Les Sables : Le tournoi ivre des engageures du monde, où chacun chante en enchantant. Souffrance aussi de toutes les souffrances. Les Sables ne sont pas infertiles. Ils posent le silence dans tout ce bruit d’alentour. »
Les deux pôles du titre sont interprétables à loisir dans leur acception et dans leur relation entre eux et à la musique. Cette richesse simultanée des sens, que l’on ne souhaite ni épuiser ni trop expliciter, semble se prêter particulièrement aux circonstances de la composition, aux matériaux musicaux et sonores et à leur évolution dans cette pièce.
L’écriture se tisse entre figure et matière autant dans la composition des objets sonores, dans leur chimie orchestrale, que lors de la succession des sections. L’élaboration harmonique se fonde sur la résonance de timbres plus ou moins inharmoniques résultant des matériaux, instruments, préparations ou modes de jeux. Leur instabilité interne génère mouvements, battements, bruissements, gestes qui animent l’œuvre et la construisent. Un jeu de proportion constitue l’ossature fondamentale de la pièce formée de deux mouvements enchaînés comme autant de départs, comme des pas dont on ne sait s’ils avancent ou tournent en rond.
Nicolas Mondon
Jardins dans les Sables
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s)
Paris / Berlin*
flûte, clarinette, tuba, 2 percussions, piano préparé,
violon, alto, violoncelle, contrebasse
Irini Amargianaki
between beauty and the beast there's us, there's always us
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s)
Paris / Berlin
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano préparé, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Michaela Catranis
Inside the veins of a petal
commande de l'Ensemble Zafraan
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Direction-
Léo Margue et Miguel Pérez Iñesta
Liam Mallett, flûte
Véronique Fèvre, clarinette
Martin Posegga, saxophone
Fanny Meteier, tuba
Ève Payeur, Sylvain Lemêtre, percussions
Vincent Leterme, piano
Aurélie Saraf, harpe
Emmanuelle Bernard, violon
Laurent Camatte, alto
Martin Smith, violoncelle
Beltane Ruiz Molina, contrebasse
Présentation- Anne Montaron
En prélude...
Nicolas Mondon
Cèngkok
Yumi Gosselin, flûte –Pôle Sup’ 93
Programme repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin
* Avec l’aide à l’écriture d’œuvre musicale originale du ministère de la Culture
Mercredi
9 septembre
20h
Interferenzen
5 Ensemble(s) + Zafraan
Dans ce concert d’ouverture placé sous le signe de l’amitié franco-allemande, les musicien·ne·s des 5 Ensemble(s) partagent la scène avec les membres de l’ensemble berlinois Zafraan. Ce même concert sera repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin, prolongeant ainsi le dialogue initié au Théâtre L’Échangeur à Bagnolet, et ouvrant une voie à l’international pour le Festival Ensemble(s).
Ce concert Interferenzen croise les travaux d’artistes basés à Berlin et à Paris, et actifs sur les scènes musicales françaises et allemandes. Il inaugure deux créations mondiales d’Irini Amargianaki et Nicolas Mondon, à côté d’une création française de Michaela Catranis.
Avec Inside the veins of a petal, la compositrice américaine Michaela Catranis, installée à Berlin, propose une plongée dans l’énergie vitale du monde organique. Inspirée par un vers du poète Hafiz, l’œuvre évoque les réseaux invisibles qui irriguent la vie d’une plante. À l’image du xylème et du phloème transportant eau et lumière, les instruments s’entrelacent en une polyphonie foisonnante, animée de gestes amples et d’une énergie lumineuse. Les motifs se ramifient, se croisent et se répondent, dessinant une architecture sonore vivante, joyeuse et dynamique.
La création mondiale Between beauty and the beast there’s us, there’s always us de la compositrice grecque Irini Amargianaki, vivant à Berlin, prolonge cette réflexion en l’inscrivant dans une dimension sociale et symbolique. À travers l’opposition entre « beauté » et « monstruosité », l’œuvre interroge les mécanismes de distinction, d’exclusion et d’appartenance. Mais c’est surtout l’espace « entre » — ce « nous » collectif, mouvant et ambigu — qui devient le cœur du propos. Musicalement, cette tension se traduit par une répartition des rôles entre les instruments, faisant émerger des zones de rupture, de confrontation ou de réconciliation. Les frontières se déplacent, les identités se brouillent, révélant la complexité des relations humaines.
Enfin, la création mondiale du compositeur français Nicolas Mondon trouve son élan chez Édouard Glissant et son Traité du Tout-Monde :
« Les Jardins : La part secrète du poème, ce que le conteur se réserve de solitude et de grâce (…)
Les Sables : Le tournoi ivre des engageures du monde, où chacun chante en enchantant. Souffrance aussi de toutes les souffrances. Les Sables ne sont pas infertiles. Ils posent le silence dans tout ce bruit d’alentour. »
Les deux pôles du titre sont interprétables à loisir dans leur acception et dans leur relation entre eux et à la musique. Cette richesse simultanée des sens, que l’on ne souhaite ni épuiser ni trop expliciter, semble se prêter particulièrement aux circonstances de la composition, aux matériaux musicaux et sonores et à leur évolution dans cette pièce.
L’écriture se tisse entre figure et matière autant dans la composition des objets sonores, dans leur chimie orchestrale, que lors de la succession des sections. L’élaboration harmonique se fonde sur la résonance de timbres plus ou moins inharmoniques résultant des matériaux, instruments, préparations ou modes de jeux. Leur instabilité interne génère mouvements, battements, bruissements, gestes qui animent l’œuvre et la construisent. Un jeu de proportion constitue l’ossature fondamentale de la pièce formée de deux mouvements enchaînés comme autant de départs, comme des pas dont on ne sait s’ils avancent ou tournent en rond.
Concert enregistré par France musique **
Nicolas Mondon
Jardins dans les Sables
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s) Paris / Berlin*
flûte, clarinette, tuba, 2 percussions, piano préparé, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Léo Margue
Irini Amargianaki
between beauty and the beast there's us, there's always us
création mondiale •
commande des Festival(s) Ensemble(s) Paris / Berlin
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano préparé, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Michaela Catranis
Inside the veins of a petal
commande de l'Ensemble Zafraan
flûte, clarinette, saxophone, percussion, piano, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse
direction Miguel Pérez Iñesta
Direction-
Léo Margue et Miguel Pérez IñestaLiam Mallett, flûte
Véronique Fèvre, clarinette
Martin Posegga, saxophone
Fanny Meteier, tuba
Ève Payeur, Sylvain Lemêtre, percussions
Vincent Leterme, piano
Aurélie Saraf, harpe
Emmanuelle Bernard, violon
Laurent Camatte, alto
Martin Smith, violoncelle
Beltane Ruiz Molina, contrebasse
Présentation-
Anne Montaron
En prélude...
Nicolas Mondon
Cèngkok
Programme repris le 4 octobre 2026 au CANK à Berlin
* Avec l’aide à l’écriture d’œuvre musicale originale du ministère de la Culture
